On a tous cette petite voix intérieure qui ne la ferme jamais. Elle te susurre des trucs du genre : « T’es nul », « Pourquoi t’as dit ça ? », « Et si ça tourne mal ? ». Ces pensées négatives s’infiltrent partout, comme de l’eau dans tes chaussures un jour de pluie. Et le pire ? Elles sont tenaces. Une seule pensée peut ruiner ta journée entière.
Tu es en train de profiter d’un bon moment, un café entre amis ou un week-end en famille, et bam ! Une pensée te traverse l’esprit : « J’ai foiré ce projet au boulot, je vais perdre mon job ». Et voilà que l’anxiété s’installe. Cette pensée insignifiante à la base devient une boule qui grossit et finit par étouffer tout le positif autour.
Le problème, c’est que beaucoup de ces pensées sont récurrentes. Elles tournent en boucle dans ta tête comme une playlist bloquée sur une mauvaise chanson. Et elles finissent par te définir.
Mais est-ce qu’elles disent vraiment la vérité ? Spoiler : pas du tout.
📚 Le Livre : Désencombrez votre esprit de S.J. Scott et Barrie Davenport
Dans leur ouvrage, Scott et Davenport décrivent nos pensées comme une cacophonie incessante. Et pire encore, elles ont un pouvoir immense : elles façonnent nos actions. Quand elles sont négatives, elles t’enferment dans un cercle vicieux où tu passes plus de temps à te critiquer qu’à agir. Résultat ? Une spirale descendante où tu manques les opportunités et où ton humeur ressemble à une météo d’automne : grise et pluvieuse.
Les auteurs expliquent que notre cerveau est câblé pour capter ce qui cloche, grâce à ce qu’on appelle le biais de négativité. C’est une sorte de vieille alarme anti-prédateurs datant de nos ancêtres des cavernes, sauf que maintenant, au lieu de nous protéger, elle nous pourrit la vie.
→ Cela te rappelle peut-être ce que nous avons vu dans l’article sur l’adaptation hédonique. Cette tendance à se concentrer sur le négatif, à toujours chercher ce qui manque ou ne va pas, est une des causes principales de nos insatisfactions.
Leur solution ? Apprendre à observer nos pensées et leur couper l’herbe sous le pied avant qu’elles ne s’installent.
👀 Observer ses pensées : Le premier pas vers la libération mentale
Scott et Davenport ne te disent pas de refouler tes pensées négatives – c’est contre-productif, elles reviendront encore plus fortes, comme des moustiques un soir d’été. Au lieu de ça, ils proposent de les analyser. Imagine-toi un détective dans ta propre tête. Au lieu de prendre tes pensées pour argent comptant, tu apprends à les questionner, à repérer les schémas répétitifs.
Un truc puissant qu’ils suggèrent, c’est de ne pas te noyer dans le flux de tes pensées. Parce qu’honnêtement, 80% de ce qui te passe par la tête, c’est du bruit inutile ( La loi de Pareto a encore frapper) . Oui, même ce débat intérieur sur la meilleure série Netflix à regarder. Leur idée est simple : regarde tes pensées comme tu regardes des nuages. Elles passent, elles changent, et elles ne te définissent pas.
📋 Les méthodes du livre
Le livre Désencombrez votre esprit regorge de techniques pour reprendre le contrôle de ses pensées. Parmi elles, tu trouveras :
- Le reframing, ou recadrage, qui consiste à changer la manière dont tu perçois une situation.
- La pleine conscience, qui t’aide à observer tes pensées sans te laisser emporter.
- La respiration profonde, pour calmer l’esprit et réduire l’impact du stress.
- La reformulation, qui vise à traduire tes pensées en termes plus neutres ou positifs.
Mais aujourd’hui, on va zoomer sur une seule méthode, celle qui a inspiré l’exercice d’écriture du jour. Quand tu te retrouves à broyer du noir, la première étape est de prendre conscience de tes pensées et d’apprendre à prendre un peu de recul par rapport à elles.
L’astuce ? Donne-leur un nom. Pas un nom dramatique ou pesant, mais quelque chose de clair et même un peu drôle. Par exemple, au lieu de penser “Je suis trop occupé, je vais jamais finir tout ça”, reformule-le en “J’ai la pensée que je ne vais pas tout finir.” Ce simple changement transforme cette idée envahissante en un concept extérieur, que tu peux analyser, réduire et – soyons honnêtes – tourner en dérision.
Cette astuce devient le cœur de l’exercice d’écriture du jour. Alors, prends ton courage à deux mains (et un carnet ou une appli de notes), car c’est parti pour les étapes concrètes !
✍️ Exercice d’écriture : Dompter ses pensées négatives en les ridiculisant
Cet exercice va t’aider à repérer tes pensées négatives, leur donner une forme concrète et, surtout, les tourner en ridicule. L’idée, c’est de leur enlever leur pouvoir sur toi et de t’amuser à leur dépens.
📖 Objectif : Apprendre à observer tes pensées négatives récurrentes, les personnifier et les ridiculiser pour mieux t’en détacher.
🔍 Étape 1 : Traquer ses pensées négatives
Pendant trois jours minimum, sois attentif à ton dialogue intérieur. Chaque fois qu’une pensée négative te traverse l’esprit, note-la.
Si tu as déjà fait l’Exercice n°1, tu as probablement déjà une liste de pensées associées à tes émotions négatives. Si c’est le cas, reprends cette liste et regarde celles qui reviennent le plus souvent, cela accélèrera les choses.
💡 Exemple :
- « Je suis incapable de réussir quoi que ce soit. »
- « Les autres sont meilleurs que moi, ça sert à rien d’essayer. »
- « Je vais encore tout foirer, comme d’habitude. »
Si certaines pensées tournent en boucle dans ta tête, ce sont celles-là qu’on va cibler. Identifie tes trois pensées les plus récurrentes.
📋 Étape 2 : Renommer la pensée pour mieux la voir
Maintenant que tu as repéré ces trois pensées parasites, on va leur donner un nom fonctionnel. Pourquoi ? Parce qu’une pensée floue et abstraite a beaucoup plus de pouvoir qu’une pensée qu’on a cernée et enfermée dans des mots.
💡 Prends ta pensée et reformule-la en mode factuel.
🚫 ❌ « Je suis nul et je ne vais jamais y arriver. »
✅ ✔️ « J’ai la pensée que je suis nul et que je ne vais jamais y arriver. »
Ça peut paraître anodin, mais ce simple changement t’aide déjà à prendre du recul. Ce n’est plus une vérité absolue, juste une pensée passagère.
🎭 Étape 3 : Personnifier la pensée comme un méchant de dessin animé
C’est là que ça devient amusant. Donne une apparence à ta pensée négative. Imagine-la comme un personnage, un monstre, une entité menaçante.
💡 Exemple :
- « Je vais jamais tout finir à temps. » → Pafinitor, un énorme tas de dossiers vivants qui grogne à chaque deadline.
- « Personne ne m’aime vraiment. » → Dramanulos, une diva qui pleure en permanence et dramatise tout.
- « Je suis un imposteur, je mérite pas ce que j’ai. » → Fraudor, un petit gobelin perfide qui murmure des doutes à l’oreille.
🔹 Plus le personnage est exagéré, mieux c’est. Donne-lui une voix, une manière de bouger, un style vestimentaire. Imagine-le en train de faire son numéro dans un film d’animation.
🤣 Étape 4 : Utiliser le sort « Détache Pensée » ( faute d’un meilleur nom 😅 )
Maintenant, on va tourner cette chose au ridicule pour lui faire perdre son pouvoir.Oui il s’agit en fait du sortilège Ridikkulus dans Harry Potter. Oui je suis un grand fan de l’univers de J.K. Rowling. Et oui je respect ses droits d’auteur 😉. D’ailleurs as-tu déjà remarqué à quel point Harry Potter nous enseigne, mine de rien, des stratégies pour affronter nos peurs ? Entre ridiculiser nos angoisses, combattre ses peurs avec ses souvenirs les plus heureux… Et si cet univers avait bien plus de pouvoir thérapeutique qu’on ne le pense ? 🤔✨ Bref… On va donc transformer ce monstre en une version hilarante et absurde.
💡 Exemples :
- Pafinitor ? Il devient une montagne de papier toilette à moitié trempée, qui glisse sur ses propres feuilles et s’effondre en gémissant.
- Dramanulos ? Son maquillage coule, il trébuche sur ses propres larmes et s’excuse en chantant faux comme une star de télé-crochet ratée.
- Fraudor ? Il devient un gobelin miniature en tutu rose, qui tente de menacer les gens avec une paille à cocktail.
💥 Visualise la scène dans ta tête, rigole un bon coup, et vois ta pensée perdre toute son emprise sur toi.
🔄 Étape 5 : Utiliser les résultats de l’exercice régulièrement
Chaque fois qu’une de ces pensées négatives refait surface, pense à son alter ego ridicule. Dès que tu la vois arriver, imagine-la sous sa forme la plus absurde et défais-la avec un rire intérieur.
Et n’oublie pas : pour chaque pensée négative vaincue… deux autres apparaîtront. Parce que notre cerveau adore nous embêter. Mais toi, maintenant, tu as une arme pour les neutraliser.
📢 Conclusion : À ton tour !
Fais l’exercice et partage en commentaire les noms et descriptions de tes pensées négatives les plus drôles. Quel est ton super-méchant de l’ombre ? Comment l’as-tu transformé en clown pathétique ?
Et si tu as trouvé cet exercice utile, garde un œil sur mes réseaux sociaux ! J’y partagerai peut-être d’autres variantespour t’aider à dompter encore plus tes pensées parasites. 🔥
À toi de jouer ! 🚀
Ensemble, écrivons les chapitres de nos vies, texte après texte, mot après mot.
Parfois, les pensées négatives semblent s’imposer sans qu’on les ait invitées.
J’ai tendance à remballer mes pensées négatives quand elles arrivent, comme si les repousser suffisait à les faire disparaître. Mais évidemment, elles reviennent toujours d’une façon ou d’une autre.
L’approche de l’article est intéressante : observer ses pensées comme des nuages, sans chercher à les contrôler. C’est sympathique, peut-être mieux que juste les repousser.
Il y a aussi l’option de l’auto-empathie, façon CNV : reconnaître ce qui se passe en soi, identifier le besoin derrière la pensée et voir comment y répondre. Vous connaissez ?
Merci pour ton retour, Val ! 😊 Je vois totalement ce que tu veux dire : on a souvent ce réflexe de repousser les pensées négatives en espérant qu’elles disparaissent… alors qu’elles finissent toujours par revenir en douce. Observer sans chercher à contrôler, c’est une approche qui change vraiment la donne ! Quant à l’auto-empathie façon CNV, j’ai eu l’occasion d’étudier la communication non violente, mais je ne l’ai pas encore suffisamment appliquée. Ça me semble par contre être une piste très intéressante à explorer. Merci pour cette réflexion, ça ouvre des perspectives ! ✨
Merci beaucoup pour cet article qui me parle énormément ! Je pratique la méditation et ça m’a vraiment fait pensé à une pratique en particulier qui consiste à prendre le temps de voir la pensée, et de la personnifier (en imaginant une sorte de procureur intérieur qui juge durement un peu tout) pour prendre du recul et se dire que finalement, c’est juste une pensée, qui n’a pas forcément raison et ne dicte surtout pas qui on est et ce qu’on doit faire.
J’ai vraiment retrouvé cette idée dans ton article avec la démarche que tu propose mais c’est chouette de voir une autre approche, avec un exercice concret d’écriture à faire en plus (surement plus aidant pour certaines personnes 🙂 ).
Les pensées négatives, ces petits nuages sombres qui obscurcissent notre ciel mental… Ton article est une véritable averse de solutions pour les dissiper ! C’est une méthode astucieuse et facile à mettre en œuvre pour transformer notre dialogue intérieur en un discours positif et encourageant. Merci pour ces astuces brillantes qui nous aident à cultiver un état d’esprit ensoleillé et serein, même dans les moments de tempête.