Trop de choix, pas assez de clarté

Toi aussi ta vie ressemble parfois à une fenêtre de navigateur avec 37 onglets ouvertes ? Tu passes d’un « J’aimerais bien me mettre au sport » à « Est-ce que je dois changer de boulot ? », puis tu te retrouves à binge-watcher Netflix en te demandant pourquoi tu procrastines autant. Aucune clarté, aucune décision.

Tu es victime de ce qu’on appel le FOMO (fear of missing out), cette peur irrationnelle de rater un truc génial pendant que tu fais autre chose – genre scroller Insta au lieu d’aller à cette soirée où « tout le monde » est, sauf toi. En gros, c’est être prisonnier d’un « et si ? » constant. En puis tu mélanges cette peur avec la surstimulation de tout tes contenus en lignes ( qui sont eux même basés sur le FOMO), résultat : un cocktail d’indécision, de doute et perte de confiance en soi.

Et là, une pensée furtive t’envahit : « Peut-être que je ne gère pas si bien ma vie que ça… » Oui, exactement. Mais ne t’inquiète pas, tu n’es pas seul. Beaucoup d’entre nous laissent leur vie tourner en mode pilote automatique, espérant qu’un jour, quelqu’un appuiera sur le bouton magique de la clarté.

Le problème ? Ce bouton magique, c’est toi. Et ça commence par une chose que tu n’as pas envie d’entendre : prendre la responsabilité de tout ce qui fait partie de ta vie.

Vaincre peur et culpabilité grâce à l’autohypnose et aux neurosciences de Bernard Sensfelder

Dans son bouquin, Bernard Sensfelder propose une vérité inconfortable mais libératrice : tout dans ta vie est de ta responsabilité. Non, ça ne veut pas dire que tout est de ta faute. Ça veut juste dire que tu es le seul à pouvoir choisir quoi faire de ce bazar.

La responsabilité, le superpouvoir que tu ignorais avoir

Sensfelder, avec une touche neuroscientifique bien dosée, explique que la peur et la culpabilité nous enferment dans une prison invisible. La peur, c’est ce truc qui te bloque avant même que tu essaies, et la culpabilité, c’est ce poids qui te fait ressasser tes échecs. Mais il y a une clé pour se libérer : la responsabilité.

Prendre la responsabilité, c’est comme enfiler une paire de lunettes qui te permet de voir la vie plus clairement. Tu arrêtes de blâmer les autres, les circonstances, ou même ton chat (RIP à toutes les plantes mortes à cause de « Minou »). Au lieu de ça, tu te demandes : « OK, c’est là. Maintenant, qu’est-ce que j’en fais ? »

Exemple concret : La pile de linge propre qui t’accuse

Prenons une situation très français moyen. Imagine une pile de linge propre qui traîne sur une chaise depuis… un peu trop longtemps. Chaque jour, tu passes devant, tu te dis : « Il faudrait que je range ça », et tu continues ta vie. Pourquoi ? Parce que, dans ta tête, tu veux éviter l’effort (même minime) et, en même temps, tu ressens une petite culpabilité chaque fois que tu la vois.

Sensfelder dirait que cette pile de linge n’est pas juste une corvée. Elle est un microcosme de ta responsabilité. Tu peux continuer à l’ignorer et te sentir mal chaque jour, ou tu peux choisir de la ranger, reprendre le contrôle, et ressentir cette satisfaction absurde mais réelle d’un truc terminé.

Responsabilité vs culpabilité

Bernard Sensfelder insiste sur un truc que la plupart d’entre nous ne pigeons pas tout de suite : responsabilité et culpabilité ne sont pas la même chose. En gros, être responsable, c’est dire : « OK, ça m’est tombé dessus, c’est à moi de voir quoi en faire. » Être coupable, en revanche, c’est passer en mode autoflagellation : « Tout est de ma faute, je suis nul, et la vie est un complot contre moi. » Spoiler : la culpabilité est une impasse totale, alors que la responsabilité, c’est ton ticket pour avancer.

Exemple concret

Imagine que tu sois au boulot, en train de jongler entre tes tâches et une conversation WhatsApp sur les mèmes les plus drôles de l’année. Et là, bam, une erreur dans ton travail. Le mail envoyé au client est truffé de fautes, et ton boss te regarde comme si tu venais d’assassiner un panda. Tu peux soit te rouler en boule dans un coin en ressassant : « Pourquoi suis-je si nul ? », soit te dire : « Bon, j’ai déconné. Je vais corriger ça, prévenir le client et éviter WhatsApp pendant mes heures de boulot. » La première option, c’est la culpabilité. La deuxième, c’est la responsabilité. La culpabilité te laisse coincé dans un sentiment d’échec, tandis que la responsabilité te permet d’apprendre et de passer à autre chose.

La clé, comme le dit Sensfelder, c’est de prendre la responsabilité de tes choix et de tes actions, mais sans te noyer dans la culpabilité pour des choses que tu ne contrôles pas. Tu ne contrôles pas tout ce qui t’arrive, mais tu peux contrôler comment tu réponds. Et cette nuance, c’est ce qui te libère du poids inutile de la culpabilité et te donne les rênes de ta vie.

William James : La renaissance par la responsabilité totale

Si Bernard Sensfelder nous pousse à repenser la responsabilité, il n’est pas le premier à le faire. William James, un philosophe américain qui a littéralement transformé sa vie grâce a peut-être était le premier a avoir cette idée.

Voici son histoire : William James était au bout du rouleau, piégé dans une dépression si profonde qu’elle aurait fait pleurer un psy. À ce moment-là, il aurait pu continuer à blâmer ses gènes, sa famille ou même le mauvais temps. Mais au lieu de ça, il a eu un déclic monumental : « Je vais prendre 100 % de responsabilité pour tout ce qui m’arrive, que ce soit de ma faute ou pas. »

Ce n’était pas un truc du genre « je vais tout contrôler » (parce qu’il avait compris que c’était impossible). C’était plutôt : « Peu importe ce que la vie me balance, je vais décider comment je réagis. Je vais choisir mes réponses. » Cette prise de responsabilité totale a été sa renaissance. Il a arrêté de se voir comme une victime des circonstances et a commencé à devenir l’acteur principal de sa propre vie. Résultat ? Pas une vie parfaite, mais une vie avec un sens, une direction, et surtout, une sérénité intérieure qu’il n’avait jamais connue.

Imagine que tu sois coincé dans un embouteillage monstrueux. Tu peux hurler contre les autres conducteurs, maudire la météo et taper sur ton volant (culpabilité et frustration garanties), ou tu peux utiliser ce moment pour écouter un podcast, réfléchir à ta journée ou simplement accepter que tu ne peux rien y changer (responsabilité). C’est ça, la vraie libertéle contrôle sur tes réactions. Et même si ça ne change pas les embouteillages, ça change comment tu les vis.

William James nous enseigne que le pouvoir de la responsabilité totale ne réside pas dans le contrôle de ce qui arrive, mais dans le contrôle de ce que tu fais avec ce qui arrive. Alors, au lieu de passer ta vie à chercher des coupables ou à te lamenter, commence à te poser cette question : « Qu’est-ce que je vais faire de ça ? » Parce que, spoiler, personne d’autre ne le fera pour toi.


Maintenant que tu sais que prendre la responsabilité, c’est ton ticket vers une vie plus épanouissante, passons à la pratique. On va faire le tri dans tout ce qui compose ta vie : objets, relations, engagements, croyances, et bien plus. L’objectif ? Décider ce qui compte, ce qui ne compte pas, et ce que tu veux faire avec tout ça. Prends ton carnet ou ouvre une nouvelle note sur ton téléphone. C’est l’heure de faire des listes, mais pas n’importe quelles listes.

Exercice d’écriture : Ce qui compte vraiment (et ce qui ne compte pas)

Objectif : Identifier, trier et prendre des engagements clairs

1. Fais des listes de tout ce qui fait partie de ta vie

Action
  • Tes objets (voiture, ordinateur, vêtements, jeux vidéo, cafetière).
  • Tes relations (famille, amis, collègues, voisins, le boulanger sympa).
  • Tes métiers ou projets (ton boulot actuel, tes side-projects, tes hobbies).
  • Tes engagements (promesses orales, contrats écrits, responsabilités morales).
  • Ton corps (chaque partie de toi mérite de figurer ici, de tes jambes à tes cheveux).
  • Tes croyances (religieuses ou autres, comme « le chocolat noir est supérieur »).
Exemple

Objets matériels :

  • Mon téléphone portable
  • Mon ordinateur portable
  • Mes livres
  • Ma voiture
  • Une vieille guitare

Relations :

  • Ma partenaire
  • Mes enfants
  • Mes parents
  • Mes soeurs
  • Ma famille éloignée ( grand-parents, oncles/tantes, cousins/cousines…)
  • Mes amis proches
  • Mes collègues

Corps et santé :

  • Mon dos
  • Mes jambes
  • Mes poumons
  • Ma fatigue générale

Engagements et responsabilités :

  • Mon boulot actuel
  • Mon projet de roman
  • Mes abonnements inutilisés (streaming, salle de sport que je ne fréquente plus…).

Croyances et convictions :

  • L’importance d’être authentique
  • La nécessité de rester curieux et ouvert d’esprit
  • Mon désir de contribuer à quelque chose de plus grand que moi.

2. Demande-toi si tu tiens à chaque élément

Action
  • Est-ce que cette chose/personne/conviction est importante pour toi ?
  • Si oui, pourquoi ? Si non, pourquoi pas ?
Exemple

Objets matériels :

  • Je tiens à mon ordinateur portable, parce qu’il me permet de travailler sur mes projets personnels.
  • Je ne tiens pas à mes vieux livres, même si ils ont une valeur sentimentale. Ils prennent la poussière depuis des années.

Relations :

  • Je tiens à ma partenaire et à mes amis proches. J’ai négligé certains d’entre eux, mais ils comptent beaucoup pour moi.
  • Je ne tiens pas autant à certaines relations professionnelles superficielles, qui ne m’apportent rien de significatif.

Corps et santé :

  • Je tiens à prendre soin de mon dos, parce que cette douleur chronique affecte mon humeur et ma productivité.
  • Je veux être plus attentif à ma fatigue, pour éviter l’épuisement à long terme.

Engagements et responsabilités :

  • Je tiens à mon projet de roman, car il me donne une raison de me lever le matin.
  • Je dois abandonner mes abonnements inutilisés, parce qu’ils n’apportent aucune valeur réelle à ma vie.

Croyances et convictions :

  • Je tiens à ma conviction d’être authentique, car cela guide mes choix et mes relations.
  • Je veux cultiver davantage ma curiosité, en me réservant du temps pour apprendre de nouvelles choses.

3. Intention pour chaque élément auquel je tiens

Action

Si tu tiens à un élément, engage-toi à l’améliorer ou à l’entretenir.

Exemple

Reconnaissance et engagement :

  • Mon ordinateur portable : Je suis reconnaissant d’avoir un outil aussi puissant. Je vais m’assurer qu’il reste organisé pour mes projets.
  • Ma partenaire : Je vais lui exprimer ma gratitude plus souvent et planifier des moments de qualité ensemble.
  • Mon dos : Je vais enfin prendre rendez-vous avec un kiné pour m’occuper de ce problème.
  • Mon projet de side hustle : Je vais m’engager à y consacrer deux heures par semaine.

4. Supprimer ce qui ne compte pas

Action

Si tu n’y tiens pas, accepte qu’il est temps de t’en débarrasser.

Exemple
  • Mes vieux livres : Je vais les vendre ou les donner à quelqu’un qui en a besoin.
  • Les relations superficielles : Je vais limiter mes interactions avec des collègues qui drainent mon énergie.
  • Abonnements inutiles : Résiliation immédiate des abonnements que je n’utilise pas.

5. Écrire une intention globale

Action

Ecris à toi même et engage toi à poursuivre ce chemin vers la responsabilité.

Exemple

Intention globale : « Je m’engage à prendre soin des éléments qui comptent vraiment dans ma vie, à m’en débarrasser de ce qui me détourne de mes priorités, et à cultiver une gratitude active pour ce que j’ai. Je vais avancer avec clarté et intention. »




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Conclusion : La responsabilité comme superpouvoir

Prendre la responsabilité de ta vie, c’est un peu comme passer de spectateur à acteur principal. Ce n’est pas toujours facile, mais c’est là que tu trouves le vrai contrôle. Alors, qu’est-ce qui compte pour toi ? Qu’est-ce qui ne compte pas ? Fais le tri, prends tes décisions, et avance avec clarté.

Et si tu veux aller encore plus loin, reste dans le coin. On a prévu des exercices sur la gratitude, l’engagement, et l’art de se débarrasser de ce qui ne sert plus. Mais pour l’instant, une seule question : es-tu prêt à assumer la responsabilité de ta vie ?

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